en pleine léthargie. Dirigé par le Dr Guida Idrissa, Enseignant Chercheur à la Faculté des Sciences de la Santé de l’Université Abdou Moumouni Dioffo de Niamey, ce centre dont l’importance n’est pas à démontrer à sa création en 2003 est quasi inexistant car n’offrant que des services limités par rapport aux objectifs visés lors de son inauguration. Le service était à l’origine destiné à s’occuper de l’imagerie médicale autrefois appelé Radiologie. Avec le matériel de pointe disponible aujourd’hui sur le marché international, le centre pouvait valablement offrir aux patients des imageries médicales à ultrasons, au Rayons X avec le scanner et à l’Imagerie par Rayons Magnétiques (IRM). Malheureusement de l’aveu même du Dr Guida, le matériel dont le service a été doté n’était pas performant car de seconde génération, dépassé par la technologie. En effet, l’unique scanner dont disposait le centre était en fait le fruit d’une grosse supercherie car anti daté par des personnes malveillantes. Ainsi, sur l’étiquette de fabrication il y est mentionné l’année 1986. Mais quelques mois après le début de son utilisation, ce matériel chèrement acquis va cesser de fonctionner au grand dam du responsable du centre qui voyait alors les malades décéder en grand nombre faute d’un diagnostique qui pouvait être fait si le scanner était performant. La société qui fabriquait ce genre de matériel, jalouse de sa réputation va envoyer ses experts au Niger pour vérifier la qualité du matériel fourni au centre de scanner du CHU de Lamordé. Après vérification, ils se rendent comptent avec amertume que le matériel était anti daté et largement dépassé. Le scanner était très ancien car la date de fabrication, la vraie celle là était de 1976. Mais le mal était déjà fait car l’Etat avait déboursé d’énormes sommes d’argent pour l’acquisition du matériel qui avait substantiellement amélioré les diagnostics. Pour le Dr Guida qui dirige aujourd’hui un service quasi désert faute de prestations, dans la grande majorité des cas, le matériel fournis pour les pays comme le Niger est souvent un cadeau empoisonné qui ne sert pratiquement pas pour longtemps. Pour le cas d’espèce, le scanner en question n’a servi que pendant 6 mois avant de tomber en panne. Seul 190 malades ont été diagnostiqués par le scanner. L’un des grands problèmes auxquels le service a été confronté lors de l’acquisition de ce matériel est l’absence d’accessoires. La principale conséquence de la panne de ce scanner est que les malades qui en ont le moyen sont évacués vers l’extérieur pour y suivre des diagnostiques et des traitements mieux adaptés. Ceux qui n’en ont pas sont condamnés à souffrir et à attendre une mort certaine. Ce fut le cas pour cette anecdote poignante que nous a raconté le Dr Guida. En effet, un jour, le frère d’une haute personnalité était emmené pour un diagnostique au scanner. Mais en pleine opération, une coupure de courant va interrompre le processus. Lorsque le courant est revenu quelques minutes plus tard, le scanner a cessé de fonctionner. Malgré toute la mobilisation des médecins et des infirmiers pour sauver cet homme, la bataille a été perdue. C’est la preuve si besoin est que si le service de scanner fonctionnait bien avec un scanner de pointe adapté à notre environnement, ce sont des milliers de vies qui seront sauvés. Aujourd’hui le service est laissé à lui-même. Les autorités donnent l’amère impression de ne pas se soucier du devenir de ce service qui pouvait être un centre de référence. Pour cela, il faut rapidement doter le service de scanner qui sera préalablement vérifié avant achat par des experts de l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique (AIEA). Il faudrait selon le médecin chef, un service de radiologie dans toutes les régions du pays. Il faudrait également une augmentation des ressources humaines en qualité. Une nécessité absolue quant on apprend de la bouche du Dr Guida que le Niger ne dispose en tout que de 4 radiologues. Une goutte d’eau dans un océan pour un pays qui comptent 14 millions d’habitants et qui fait face à des grands besoins en matières sanitaires. Il s’avère aujourd’hui nécessaire de procéder dans les plus brefs délais à des formations pour que les médecins se spécialisent dans le domaine. Le projet existe déjà, selon le médecin chef. Mais par manque de matériel adéquat pour la pratique, la formation n’a pas commencé encore. Il espère acquérir le matériel qui va lui permettre de mettre en pratique son projet au début du mois de janvier 2011. Mais pour que tout cela soit effectif, il n y a pas de miracle à attendre. Selon le Dr Guida, seule une volonté politique pourra permettre la renaissance du service de scanner du centre hospitalier universitaire de Lamordé. C’est cette absence de volonté qui a fait que la plupart des projets sont restés dans les tiroirs sans un espoir d’aboutissement. Entre autre exemple de projet tombés à l’eau, celui de spécialiser chaque centre de santé pour un domaine bien précis. Le CHU devait être uniquement l’hôpital au sein duquel le service de radiologie serait offert. Aujourd’hui le responsable de ce service en hibernation lance un cri du coeur à l’endroit des autorités afin que le centre de scanner soit réhabilité. Cela pour répondre aux demandes qui sont croissantes et de sauver des vies humaines. Surtout que la santé est un droit inaliénable contenu dans toutes les constitutions du Niger:
Issaka Michel
21 juillet 2010
Publié le 20 juillet 2010
Source : Jeunesse Info

































Mais comme la mal gouvernance est la religion favorite de nos dirigeant de l'époque, le marché d'acquisition des scanners a été attribué à un vendeur de papier rame, le célèbre MEREDA. Ce dernier un ex garde républicain venu aux affaires on ne sait par quelle osmose a décroché le marché d'acquisition de scanner. L'imagerie médicale est une technologie de pointe, il faut des spécialistes en la matière et non des apprentis sorciers. Je demande au CSRD, de permettre à la commission de moralisation de jeter le regard vers les responsables qui ont donné le marché à MEREDA et à ce dernier de mettre l'état dans ses droits. A bon entendeur salut