Après son discours inaugural, la ministre qui était accompagnée d'une forte délégation des cadres de la santé a effectué une visite au sein de cet hôpital sous la conduite du directeur général de l'hôpital de Lamordé, Dr Ibrahim Amadou.Dans le discours qu'elle a prononcé à l'inauguration du pavillon de dialyse, la ministre de la Santé Publique, Dr Moussa Fatimata, a indiqué que ces dernières années, les maladies rénales connaissent une prévalence de plus en plus importante. Au Niger, cette prévalence est de l'ordre de 8%, a-t-elle précisé. Au rang de ces maladies figurent l'insuffisance rénale chronique terminale dont les causes sont entre autres l'hypertension artérielle, le diabète, les intoxications par les décoctions.
Les malades souffrant de l'insuffisance rénale chronique terminale doivent recevoir comme traitement l'hémodialyse qui consiste à débarrasser le sang des déchets que les reins devraient normalement éliminer. Fort heureusement, dira la ministre de la Santé Publique, le Niger s'est doté d'un centre de dialyse depuis 1990. Mais, c'est à partir de 2002, soit deux ans après l'accession à la magistrature suprême de SEM Mamadou Tandja, que le centre de dialyse a démarré ses activités grâce à des gros investissements de l'Etat de l'ordre de 580 millions de francs CFA.
De 2002 à cette date, c'est plus de trois milliards de francs CFA qui ont été alloués à l'Hôpital National de Lamordé sous forme de subvention de l'Etat pour le fonctionnement du centre de dialyse, a précisé la ministre, qui a en outre indiqué que cette dernière action salvatrice permet aux malades insuffisants rénaux justiciables de l'hémodialyse de rester au Niger, dans leur environnement naturel, psychologique, culturel, familial d'une part, et d'autre part de réaliser des économies substantielles pour l'Etat, afin de faire face à d'autres besoins. A titre illustratif, le coût annuel de l'hémodialyse incluant les autres charges en France est de l'ordre de 75 millions de francs CFA par an et par malade ; 15 millions de francs CFA en Afrique contre 10 millions de francs CFA au Niger.
Au regard de cet avantage comparatif et du nombre de plus en plus croissant des malades nécessitant la dialyse (17 en 2003 ; 40 en 2006; 67 en 2008), les plus hautes autorités ont décidé d'augmenter la capacité d'accueil du centre, par la construction d'un nouveau Pavillon, a dit la ministre de la Santé Publique. Ce pavillon est doté de 3 nouveaux générateurs et 3 médecins sont en formation pour la spécialisation en néphrologie/dialyse. Toutes ces réalisations ont été faites sur financement du Programme spécial du Président de la République, a précisé la ministre.
A cet effet, près de 53 millions ont été investis. Cette action cadre parfaitement avec l'objectif du Plan de Développement Sanitaire 2005-2010, mais également celui de la Stratégie de Réduction de la Pauvreté et les Objectifs du Millénaire pour le Développement, a souligné la ministre Moussa Fatimata. " Ceci permet d'affirmer avec force, si besoin est, la volonté politique affichée et le souci permanent du Président de la République à garantir aux Nigériennes et aux Nigériens, la disponibilité et l'accès aux soins et services de santé de qualité et de sécurité optimale ", a conclu la ministre de la Santé Publique.
Après la cérémonie inaugurale, la ministre a fait le tour des différents services et pavillons de cet hôpital visiblement propre, sous le guide de son directeur général, Dr Ibrahim Amadou. Ainsi, la ministre a respectivement visité le village des fistuleuses, le centre de phtysiopneumologie, la pédiatrie et la salle de télé-enseignement. Au village de fistuleuses qui est une sorte de case de passage des patientes avant et après le traitement, la ministre s'est réjoui de trouver des malades totalement guérie et dotée de leur kits de sortie chacune.
Après le village des fistuleuses et le centre de phtysiopneumologie où la ministre a apprécié la manière d'ont l'hôpital s'occupe des tuberculeux, Dr Moussa Fatimata s'est rendue à la pédiatrie où elle a constaté l'effectivité de la prise en charge gratuite chez les enfants de 0 à 5 ans. La salle de télé-enseignement où les médecins se forment à distance et où ils effectuent des diagnostics à distance a été la dernière étape de la visite de la ministre de la Santé Publique dans cet hôpital. Au terme de la visite, la ministre a eu droit à une projection dans la salle de réunion de l'hôpital sur la méthode dite de ''5S'' qui est une méthode de management des hôpitaux en application à l'hôpital national de Lamordé depuis un certain temps.
Dans la présentation de cette méthode de ''5S'', le directeur général de l'hôpital Dr Ibrahim Amadou a souligné que cette méthode qui a fait ses preuves à l'hôpital de Lamordé permet d'organiser la gestion de l'hôpital avec l'implication de tous les acteurs. Le Directeur général de l'hôpital national de Lamordé a indiqué à la ministre que la propreté et l'organisation visible de son hôpital sont l'œuvre de l'application de cette méthode managériale de "5S".
Au terme de sa visite, la ministre de la Santé publique est satisfaite de voir un hôpital bien géré, viable et où le service est renforcé grâce à une parfaite collaboration des chercheurs de la faculté des sciences de la santé de l'université de Niamey .la ministre a adressé à l'endroit du personnel de l'Hôpital National de Lamordé, toutes ses félicitations et ses encouragements pour le dévouement et l'abnégation à servir l'Etat et les usagers.
1er février 2010
publié le 1er février 2010
Source : Le Sahel
































