Une réalité quotidienne. Dans le cadre de son Programme spécial, le Président de la République, Chef de l'Etat, SEM. Mamadou Tandja, accorde une attention particulière à tout ce qui touche au couple mère-enfant. C'est dans cette optique qu'il a été d'ailleurs décidé de la gratuité des soins pour tous les enfants âgés de 0 à 5 ans.
Ala pédiatrie de l'Hôpital national de Lamordé communément appelé CHU (centre hospitalier universitaire), la prise en charge sanitaire des enfants de 0 à 59 mois est effective. Résultats, les praticiens assistent à une fréquentation soutenue du centre par les mères qui amènent leurs enfants en consultation. Selon Dr Guéro Tankari, jamais dans l'histoire de la pédiatrie de l'Hôpital Lamordé, ce pavillon n'a enregistré tant d'hospitalisations parce que tout simplement les consultations et les examens sont gratuits ; et les médicaments aussi sont servis gratuitement dans la limite du stock disponible. En cette période de paludisme, l'affluence est encore plus accentuée. Mais notre interlocuteur atteste que la gratuité des soins pour les enfants âgés de 0 à 5 ans n'est pas simplement une simple parole ici à Lamordé, c'est une réalité incontestable.
L'une des particularités du centre pédiatrique de l'hôpital national de Lamordé, nous indique le Dr Guéro Tankari, c'est que les consultations se font tous les jours ouvrables du lundi au vendredi ; les jours fériés et les week-ends, elles se poursuivent au service des urgences. A côté de ceux-là, il y a les cas urgents qui sont admis à tout moment et ne sont jamais référés.
Avec une capacité d'accueil de 48 places, la pédiatrie de l'Hôpital national de Lamordé se compose de 5 salles, 4 catégories ou chambres d'hospitalisation climatisées, 1 salle de soins, une pharmacie, un petit magasin, une salle de garde, deux bureaux de consultations, un bureau de major et deux manoeuvres. En septembre dernier, en termes de chiffres, la pédiatrie a enregistré 407 admissions ou hospitalisations pour une capacité d'accueil de 48 places seulement, résultats positifs de la gratuité des soins. Mme Soumana Fatouma Diouf, major de la pédiatrie, relève que dans son service, les maladies les plus fréquentes sont : les cas de paludisme (simple, grave, neuro-palu ou accès pernicieux) ; les infections respiratoires ; l'anémie sévère ; la diarrhée et la malnutrition. Sur les 407 enfants admis, 347 sont âgés de 0 à 59 mois et 60 sont âgés de 5 ans à plus. Au mois de septembre dernier, il y avait 281 enfants de 0 à 59 mois et 67 de 5 ans ou plus, libérés de l'hôpital.
La Major de la pédiatrie précise que le personnel de ce centre se compose de 3 infirmières titulaires, 4 médecins titulaires, 1 médecin vacataire, 6 vacataires et 8 bénévoles. Avec le système de gratuité de soins, le personnel et les infrastructures d'accueil sont insuffisants, indique-t-elle. Le centre pédiatrique de Lamordé ne reçoit pas que les malades d'admission, apprend-on car les cas externes sont pris en charge, gratuitement. Certains agents affirment que du fait de cette gratuité, il y a une surcharge du travail, ce qui parfois peut engendrer du désordre. La major de la pédiatrie indique que l'hygiène et l'assainissement posent aussi problème, avec par exemple 48 lits pour plus de 100 malades. Et le pire, relève-t-elle, ''c'est que les malades nous viennent de partout, de très loin, des quartiers Poudrière, Bobiel, Aéroport, Lazaret, Koira tagui, Pays bas, région de Tillabéry etc''. C'est pourquoi, selon Mme Soumana Fatouma, en cas de rupture de stocks, seuls les soins du matin sont pris en charge et ceux du soir sont supportés par le malade au niveau de la pharmacie de cession de l'hôpital. Toutefois, les nécessiteux, les cas sociaux et les cas urgents sont pris en charge à 100% et en toutes circonstances. Notre interlocurice précise cependant qu'il y a certaines difficultés relatives notamment à l'insuffisance de lits d'hospitalisation, la disponibilité de certains appareils susceptibles de renforcer la bonne prise en charge des enfants, comme l'électroencéphalogramme, l'appareil de dépistage des hémoglobines anormales etc.
En définitive disent les responsables de la pédiatrie A, la gratuité des soins est vraiment une réalité chez eux. Certes, quelques difficultés -inhérentes à toute nouvelle formule de travail- existent. Aussi, ils lancent un appel aux autorités compétentes pour que leurs préoccupations soient prises en compte.
Abdoulaye A. Abdrahmane
23 Octobre 2008
Publié le 23 Octobre 2008
Source : Le Sahel
































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Salama alekum et qu'Allah nous laisse ensemble!