Engagement pour des soins obstétricaux et néonataux essentiels, de qualité. Notre pays a célébré, hier, la Journée nationale de réduction de la mortalité maternelle et néonatale. Le thème retenu cette année est : ''l'accouchement par un personnel qualifié faisons de cela une réalité''. En cette circonstance, le ministre de la Santé Publique, M. Issa Lamine, a livré un message commémoratif.
Dans son message, le ministre de la Santé Publique, M. Issa Lamine, après avoir précisé que cette journée nationale est organisée chaque année pour mobiliser les acteurs autour de la problématique de la mortalité maternelle et néonatale, l'objectif principal étant d'atteindre les objectifs du millénaire pour le développement. " A cet effet, mon département ministériel organise ce 27 août 2008, des journées régionales de plaidoyer auprès des décideurs et de mobilisation de la communauté pour l'accélération de la réduction de la mortalité maternelle et néonatale. Dans ce même cadre, plusieurs manifestations sont programmées et seront mises en oeuvre avec la participation des différents acteurs'' a soutenu M. Issa Lamine. La célébration de cette journée vise à mobiliser les décideurs à tous les niveaux et plus particulièrement au niveau de la communauté pour qu'ils prennent les mesures adéquates afin que chaque femme enceinte puisse accoucher en présence d'un personnel qualifié dans le seul but de réduire la morbidité et la mortalité maternelles et néonatales, ce qui nous permettra d'atteindre les objectifs 4 et 5 du Millénaire pour le développement (OMD). Ceux-ci se résument comme suit : réduire la mortalité maternelle de trois quarts et réduire la mortalité des moins de cinq (5) ans de deux tiers. Selon les propos de M. Issa Lamine, l'atteinte de ces objectifs ambitieux à mettre en oeuvre va faire du Niger, un pays où les mères et leurs bébés ne meurent plus de causes évitables en réduisant de 75% le taux de mortalité maternelle et de 50% le taux de mortalité néonatale ici 2015 (Feuille de route nationale). Pour arriver à cette fin a-t-il continué, le Niger et ses partenaires techniques et financiers s'engagent à offrir des soins obstétricaux et Néonataux essentiels (SONE) de qualité dans toutes les formations sanitaires publiques et privés, offrir des soins obstétricaux et néonataux d'urgences de base (SONUB) de qualité dans 146 CSI type 2, offrir des soins obstétricaux et néonataux complets (SONUC) de qualité dans 70% des hôpitaux de districts, et amener 80% des femmes enceintes à faire recours aux soins obstétricaux et néonataux . On pourra aussi retenir dans ce message que la mortalité maternelle et néonatale demeure une préoccupation depuis des décennies au niveau mondiale et ce, malgré les multiples efforts consentis. Le ministre de la Santé Publique a aussi affirmé que chaque minute dans le monde, 380 femmes tombent enceintes ; 190 femmes sont confrontées à une grossesse non planifiée ; 110 femmes subissent une complication liée à la grossesse ; 40 femmes subissent un avortement à risque et une femme en meurt toutes les minutes. C'est vous dire que la tâche n'est donc pas facile. C'est pourquoi, il a tenu à souligner que le gouvernement de la 5ème République est résolument engagé à réduire la mortalité maternelle et néonatale par une prise en charge adéquate de la femme durant la grossesse, l'accouchement et le post-partum. ''C'est pour cette raison qu'une feuille de route nationale, pour accélérer la réduction de la mortalité maternelle et néonatale, a été élaborée couvrant la période 2006-2015 avec son outil de plaidoyer REDUCE/ALIVE'', a indiqué M. Issa Lamine.
Au-delà, selon le ministre de la Santé Publique, les efforts conjugués de l'Etat du Niger et les partenaires techniques et financiers dans le domaine de l'accélération de la réduction de la mortalité maternelle et néonatale, ont permis de passer de 700 décès pour 100 mille naissances vivantes (EDSN 1998) à 648 décès pour 100.000 naissances vivantes (EDSN 2006). Ce message révèle que les complications de l'accouchement ne pouvant pas être prévenues, il est préférable que toutes nos femmes accouchent dans une formation sanitaire. Et c'est ce qui justifie le choix du thème de cette année. Sur un tout autre plan, le ministre de la Santé Publique a tenu à rappeler que le gouvernement et plus particulièrement S.E.M. Mamadou Tandja, Président de la République, Chef de l'Etat, fait de la santé de la mère et de l'enfant une priorité comme en témoigne tous les efforts faits dans ce domaine.
Il s'agit entre autres, de la gratuité de la césarienne, de la consultation prénatale de la planification familiale, des soins aux enfants de 0 à 5 ans, la réhabilitation et l'affectation des personnels qualifiés dans les hôpitaux de districts, l'achat des ambulances, la transformation des cases de santé en CSI, l'augmentation de la couverture sanitaire qui est à 65% grâce à la contribution des cases de santé du Programme spécial du Président de la République. Le ministre de la Santé Publique a enfin réitéré ses remerciements à l'ensemble des partenaires techniques et financiers et plus particulièrement à l'OMS, l'UNICEF, l'UNFPA, qui contribuent sans relâche au développement de la santé de la mère et de l'enfant dans notre pays.
M. S. Abandé Moctar
28 Août 2008
Publié le 28 Août 2008
Source : Le Sahel
































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