à Say, à la cérémonie de lancement officiel des activités commémoratives de la Journée mondiale du paludisme. Pour la circonstance, Tamou était en fête : chants, danses et sketchs ont marqué la célébration de cette première journée mondiale du paludisme dont le thème est : ''le paludisme, une maladie sans frontière'' avec comme slogan : ''Tous unis
contre le paludisme''. Selon le Secrétaire général adjoint du Ministère de la Santé Publique qui a prononcé le discours de lancement, cette journée a pour but de rassembler autour de l'action menée tous les acteurs pour combattre le paludisme partout dans le monde. Elle offre, selon M. Issiaka Mamane, ''l'occasion d'informer le public des obstacles rencontrés et des progrès accomplis dans la lutte contre le paludisme''.
Notant que l'institutionnalisation de cette journée vient donc à point nommé, le Secrétaire général adjoint du Ministère de la Santé publique, a rappelé que le paludisme est une maladie mortelle et coûteuse qui affecte chaque année 350 à 500 millions de personnes à travers le monde et tue 3000 enfants par jour. Au Niger, a t-il indiqué, le paludisme représente prés de 25 % des motifs de consultations dans les services de santé et ce chiffre peut atteindre 80 % en période pluvieuse. Ainsi, ''en 2007, les formations sanitaires de notre pays ont enregistré 1.162.636 cas de paludisme présumé avec malheureusement 1422 décès contre 622.127 cas et 1150 décès en 2006. Au total, 646.139 enfants de moins de 5 ans étaient touchés par cette maladie en 2007 parmi lesquels 977 sont morts ; 45.339 femmes enceintes ont souffert de cette maladie et 66 ont perdu la vie, a ajouté M. Issiaka Mamane. Celui ci a par ailleurs rappelé que notre pays a pleinement souscrit à la mise en oeuvre de l'initiative " Faire reculer le paludisme " à travers un engagement personnel du Président de la république, SEM Mamadou Tandja. Ainsi a-t-il ajouté, depuis sept ans, sous l'impulsion du Président de la République, le Gouvernement de la 5ème République a inscrit la lutte contre les maladies endémo épidémiques comme une priorité nationale. Et ''mon département ministériel s'est depuis lors déployé à concrétiser cet engagement en donnant une nouvelle dynamique à la lutte contre les maladies particulièrement à la lutte contre le paludisme''.
Malgré tous ces progrès, le secrétaire général adjoint du Ministère de la Santé Publique reconnaît que la situation n'est pas reluisante compte tenu de l'environnement encore fortement favorable au développement des moustiques et de la cherté des médicaments pour la prise en charge des cas graves ; C'est d'ailleurs pourquoi, M. Issiaka Mamane a lancé un appel aux pouvoirs exécutif et législatif, aux ongs et associations nationales et internationales, aux parents, aux partenaires bilatéraux et multilatéraux pour plus d'implication dans la lutte contre le paludisme. Ce fut ensuite au tour du Représentant de l'Unicef au Niger de prendre la parole pour présenter le paludisme comme étant la principale cause de la mortalité des enfants au Niger. M. Akil Ilher a ensuite évoqué la mobilisation du gouvernement et des partenaires ayant permis de réaliser des progrès qui, selon lui, doivent être accélérés. Tout en soulignant le rôle important des moustiquaires imprégnées dans la lutte contre le fléau, le Représentant de l'Unicef a assuré l'assistance de l'engagement de son institution à lutter aux côtés de nos pays pour faire reculer le paludisme.
Intervenant au nom de la Représentante de l'OMS au Niger, Dr Habi Gado, a indiqué que ''la journée mondiale du paludisme doit être le point culminant de mise en oeuvre intensifiée des stratégies nationales de lutte antipaludique, notamment des activités communautaires de prévention et de traitement du paludisme dans les zones d'endémie, et l'occasion d'informer le grand public des obstacles rencontrés et des progrès accomplis dans la lutte contre cette maladie.'' Le chargé de programme paludisme au bureau de l'OMS au Niger a ensuite affirmé qu'au Niger, des progrès ont été réalisés depuis l'adhésion du pays à l'initiative ''Faire reculer le paludisme''. Il a entre autres cité l'élaboration du plan de lutte 20006-2010,, la révision de la politique nationale de traitement et de prévention du paludisme en 2005 par l'utilisation des combinaisons thérapeutiques à base d'artémisinine et le traitement préventif intermittent (TPI) chez les femmes enceintes. Dr Habi Gado a enfin réaffirmé que son institution poursuivra son appui technique au Ministère de la Santé et fera son plaidoyer auprès des autres partenaires pour que le slogan retenu par la région africaine soit une réalité.
Auparavant, le Secrétaire général de la région de Tillabéri, le Préfet de Say et le Maire de Tamou ont tour à tour pris la parole pour souhaiter la bienvenue à tous ceux qui ont fait le déplacement de Tamou. Ils ont ensuite présenté le département qui couvre une superficie de 13 501 Km2 et compte quatre communes (Say, Tamou, Torodi et Djéladjo). Les autorités administratives de ce département ont par ailleurs salué les nombreuses réalisations du Programme spécial du Président de la République dans leur département. Le lancement des activités commémoratives de la Journée du paludisme a été également marqué à Tamou par la remise de prix PNLP au marcheur Yacouba Abarchi. En outre, la Direction régionale de la Santé publique de Tillabéri a reçu un kit IEC, les écoles ont obtenu des supports éducatifs et enfin le site d'imprégnation de moustiquaires au CSI de Tamou a reçu la visite de la délégation.
B. Fatouma Idé
28 Avril
Publié le 28 Avril 2008
Source: Le Sahel
































énigrer le...