‘‘Notre programme électronucléaire est en marche mais la réalisation de la centrale prendra une décennie’’. SEM Mahamadou Danda
A deux mois du premier des 7 scrutins a organisé par la Commission électoral nationale indépendante (CENI), pour un montant global de 30 milliards FCFA, les inquiétudes s’agrandissent quant à la tenue de ces scrutins. Ces inquiétudes se justifient au vu de la lenteur voire la négligence dont la communauté internationale fait montre par rapport à ces scrutins. Ces élections qui sont sensées permettre à notre pays de revenir sur la voie de la démocratie avec notamment la remise du pouvoir aux civiles et la mise en place d’institutions démocratiquement élus comme souhaité par cette même communauté internationale. Evoquant le problème qui se pose quant au financement de ces élections, le premier ministre a déclaré qu’il y a un gap de près de 11 milliards FCFA qui pourrait être mobilisé par l’Etat et d’autres amis du Niger. ‘‘Je pense qu’il n’a y pas de problème pour que le financement des élections soit obtenu. Peut être que jusque là les montants promis et prévus ne sont pas rentrés dans la phase opérationnelle mais l’Etat nigérien à déjà mis les trois milliards FCFA, qu’il a promis à la disposition de la CENI’’, a indiqué Mahamadou Danda. Selon lui, même si jusqu’ici le fichier électoral n’est pas définitivement révisé et le chronogramme définitif disponible dans quelques jours, les montants qui sont prévus ne poserons pas de problème. ‘‘Cependant, ce que nous pensons que la CENI doit toujours surveiller, c’est de faire en sorte que les fonds soient rationnellement gérés et surtout que certains postes soient revisités. Sinon, je pense qu’au niveau de nos partenaires l’enveloppe prévue pour être mobilisée qui tourne autour de 20 milliards FCFA le sera’’. L’Etat suivra de très près et appuiera de toutes ses forces pour que la CENI ait les moyens de l’exécution de ce chronogramme, a promis Danda. Lors des travaux de sa 2ème Session, le Conseil consultatif national (CCN) a fait plusieurs propositions par rapport à l’avant projet de constitution, le statut de l’opposition et l’ordonnance portant Charte des partis politiques, pour le premier ministre, si un consensus est établie au niveau du (CCN), qui est ‘‘le Niger en miniature’’, le gouvernement de transition et le CSRD, s’évertueront à conforter ce choix du CCN.
Tolérance zéro pour les fraudes aux élections Notre s’engagera dans quelques semaines dans une phase d’élections. Cellesci doivent être libres, transparentes, démocratiques et saines. Le premier ministre a tenu à rassurer les nigériens que leur vote ne seront pas usurpés ou volé. Ainsi, il a rappelé qu’à l’installation de la CENI, les autorités de transition ont avertis qu’aucun laxisme ni aucune fraude ne seront tolérer. ‘‘Soyez rassurer que le gouvernement y veillera. Et tous pour cela tout le dispositif est en place et tous les services s’investissent à surveiller de très près et chacun assumera sa fonction’’, a-t-il ajouté. Concernant le rôle que l’armée est appelé à jouer après la transition en particulier et dans un contexte démocratique et de développement, Mahamadou Danda a indiqué que : ‘‘dans la constitution il est prévu l’implication de l’armée dans les actions de développement en fonction de ses compétences. De plus en plus nos militaires ont des compétences et sont formés dans les mêmes universités que les civiles, ils ont des références dans toutes les disciplines et notre pays doit profiter de ce potentiel et il fait y tenir compte même dans la gestion des institutions civils’’, a-t-il souhaité.
Le renouvellement de la classe politique ne se décrète pas.
Depuis près de 20 ans, au Niger, on a l’impression d’avoir la même classe politique. Cette classe à laquelle, certains, à tort ou à raison, attribue toutes les périodes d’incertitudes, de mise en cause de la démocratie et même d’un recul dans notre marche vers la démocratie et le développement. A ces septiques, dont une grande partie demande purement la mise en écart et le renouvèlement de cette classe politique, Mahamadou Danda répond : le renouvèlement d’une classe politique dans un contexte de démocratisation doit se faire dans le respect des règles démocratiques. ‘‘Ainsi il appartient au peuple, si l’on doit l’appeler ainsi, de se donner les dirigeants qu’il veut le respect des règles démocratiques. Nous pensons que l’assainissement de la classe politique, dans les pays démocratiques ne se fait pas par décret. Il faut absolument laisser au peuple de choisir et de disqualifier ceux qu’il pense disqualifier’’, a-t-il suggéré. Cependant, dans notre approche qui peut être perçue comme perspective, le premier ministre pense qu’il faut absolument déjà poser les bases, dans nos pays d’un renouvèlement de cette classe politique. ‘‘Ceci concerne aussi bien les pays de l’UEMOA que ceux dits développés. Surtout que maintenant, la région est perçue comme un pivot à tout (développement économique, renouvèlement de l’élite politique). Je suis convaincu que si notre pays considère la région comme ‘‘espace maison’’, après une législature Le président du Conseil Consultatif National, Marou Amadou, a animé une conférence de presse dans l'après-midi du lundi 30 août à son cabinet. Au cours de cette rencontre avec les journalistes du public et du privé, Marou Amadou a tenu à faire une mise au point par rapport à certaines informations distillées sur les antennes d'une télévision privée de la place. Le président du Conseil Consultatif National a également répondu à plusieurs questions ayant trait au financement des prochaines élections générales et à sa récente mission en France.
Dans les propos liminaires, Marou Amadou a indiqué qu'il a souhaité avoir cette rencontre avec les journalistes en vue de satisfaire à une demande forte d'information qui aurait manqué, mais également pour mettre fin, dans l'intérêt du Niger, à certains discours de mauvaise foi qui, depuis la fin de la session du Conseil Consultatif National, ont cours dans ce pays. "Je dis les choses telles que je les pense, parce que jamais un processus constituant n'a été ouvert, démocratique et transparent comme celui qui s'est tenu dans notre pays du 29 juillet au 12 août passé. Première chose, lorsque le comité des textes fondamentaux avait fini ses travaux le 5 juin, nous au CCN, nous avons redistribué les textes fondamentaux pratiquement à tous les membres du Conseil, à toute personne qui en a fait la demande et nous avons fini spécialement par concevoir un site web pour y attacher les de 5 ans, un début de renouvellement de cette classe politique va être amorcé. D’ici 10 ans, une nouvelle classe politique va émerger dans notre pays’’, annonce t-il.
‘‘Notre programme électronucléaire est en marche mais la réalisation de la centrale prendra une décennie’’.
C’est devenu une question d’actualité : les coupures intempestives dont sont victimes quasi quotidiennement les Nigériens posent le problème de la nécessité pour notre pays d’avoir une centrale nucléaire pour son approvisionnement en énergie électrique. Mahamadou Danda a indiqué lors de cet entretien que : Le Niger a officiellement saisi l’agence internationale pour l’énergie atomique (AIEA), de son intention de lancer un programme d’électronucléaire. ‘‘L’AIEA a favorablement accueillie notre décision et a accepté de nous accompagner dans le processus de mise en oeuvre. Des éclairages sur les conduites d’un tel programme sont déjà apportés par l’institution qui a en outre recommandé l’organisation à Niamey même d’un séminaire national sur le programme électronucléaire et cela doit se passer courant 2010’’, a-t-il déclaré. Dans la même foulée, il a rappelé que notre pays a élaboré un document d’étude préliminaire des facteurs clés à prendre en compte.
Cette étude sera discutée en Viennes (Autriche) au cours du mois de septembre 2010. ‘‘Les jalons du programme électronucléaire du Niger sont posés. Cependant, le processus est long, la réalisation de la centrale nucléaire prendra au moins une décennie’’, a souligné Mahamadou Danda.
Boubacar Nasser
1er septembre 2010
Publié le 31 août 2010
Source : Le Démocrate

































énigrer le...