Selon plusieurs sources, l’éclatement de la Coordination des Forces pour la Démocratie et la République (CFDR) ne va pas tarder. Mahamane Ousmane, le leader de la Convention Démocratique et Sociale (CDS Rahama) et Amadou Boubacar Cissé, le patron de l’Union pour la Démocratie et la République (UDR Tabbat), tous deux membres de la CFDR
s’apprêteraient à rentrer en alliance avec Seini Oumarou du Mouvement National pour la Société de Développement (MNSD Nassara). Moussa Moumouni Djermakoye, le leader de l’Alliance Nigérienne pour la Démocratie et le Progrès (ANDP Zaman Lahiya) aurait été contacté mais refuserait l’offre. Même si la distribution des rôles en prélude à une prochaine victoire aux prochaines élections aurait été ficelé de la manière suivante : Mahamane Ousmane comme Président de la République, Seini Oumarou, Président de l’Assemblée Nationale et Amadou Boubacar Cissé, Premier Ministre. Les autres partis membres de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la République (AFDR) sont-ils au courant de cette combine, de la démarche de leur président Seini Oumarou ? Sur l’élément déclencheur de cette alliance aussi, l’information circule de salon en salon, de fada en fada, de restaurant en restaurant et de bistro en bistro. N’allez pas chercher le stimulant de cette alliance dans le cercle de ces personnalités. Non ; c’est l’ancien Président de la République, Mamadou Tandja, le même encore en détention, qui tirerait sur les ficelles de la discorde au sein de la CFDR. Une fois l’objectif atteint, c’est-à-dire le trio Nafarko, Seini Oumarou et Amadou Boubacar Cissé aux commandes de l’Etat, Mamadou Tandja bénéficiera d’une amnistie et tous les avantages liés aux fonctions d’un ancien Président de la République. Ainsi, il pourra aller se la couler douce à Mainé Soroa natal et par conséquent fructifier en toute liberté ses avoirs à l’extérieur. Pendant ce temps, Mahamadou Issoufou, Hama Amadou et leurs amis vont aller moisir et se sucer les doigts entre la Place Toumo et la Place de la Concertation. Et le tour est joué. C’est là un scénario facile sur papier. Car pour le réaliser il faut d’abord traverser pas mal d’embûches. Convaincre les électeurs que le salut du Niger se trouve dans le choix de ce camp qui comptera en son sein les démolisseurs de la démocratie. Mais auparavant, Mahamane Ousmane se doit de faire preuve de beaucoup de tacts pour convaincre les Abdou Labo, Ari Ibrahim et consort, bref la majorité de son bureau politique national favorable au maintien de leur parti dans la dynamique de la CFDR au risque d’assister à l’éclatement de sa grande formation politique. Dans la mesure où une CDS en lambeaux viendra foutre en l’air tout ce scénario machiavélique.
Ali Soumana
1er septembre 2010
Publié le 1er septembre 2010
Source : Le Courrier
































