M. le président, vous venez d’être élu à la tête de l’ANDP Zaman Lahiya, un an après la disparition de son illustre père fondateur, qui est en l’occurrence votre propre frère. Quelle signification donnez-vous à cette confiance placée en vous par les militants? e voudrais d’abord remercier le journal Sahel Dimanche pour cette opportunité qui m’est offerte pour m’exprimer sur la vie de notre parti, l’Alliance Nigérienne pour la Démocratie et le Progrès (ANDP Zaman-Lahya), ainsi que sur certaines questions d’intérêt national. Pour revenir à votre question, je
J mesure le poids de la charge que les militantes et militants de l’ANDP Zaman Lahiya viennent de me confier lors du congrès extraordinaire tenu les 19 et 20 juin 2010 à Niamey. Cette confiance placée en ma modeste personne est un signe de maturité de tous les acteurs politiques de notre parti auxquels j’exprime ma profonde gratuite.
Avant d’en arriver à votre élection, l’ANDP Zaman Lahiya a traversé une période d’incertitude marquée par une bataille de succession, suite au décès du père fondateur du parti. Comment comptez-vous restaurer la cohésion au sein du parti?
Il est évident qu’il est difficile de succéder à un monument politique de la trempe de feu Adamou Moumouni Djermakoye, père fondateur du parti. Cependant, il est tout à fait normal que des opinions contraires s’expriment au sein d’un parti. Ce qui dénote de la vitalité de la démocratie en son sein. Mais tout au long du processus ayant conduit au congrès, les trois candidats, à savoir MM. Amadou Nouhou, Ali Seini Gado et moi-même, ont solennellement pris l’engagement de poursuivre ensemble, dans la communion des cœurs et des esprits, l’œuvre du président fondateur. C’est dans cet esprit les deux autres candidats et moi, nous nous sommes fermement engagés à travailler pour le renforcement et la cohésion du parti.
L’ANDP, on le sait, est un parti qui a toujours prôné les valeurs d’unité nationale et du consensus, sans renoncer à la lutte pour la démocratie. Que devient cet héritage cher à son illustre fondateur, feu Adamou Moumouni Djermakoye ?
Toutes les valeurs prônées par le président fondateur, à savoir l’unité nationale, la cohésion et le consensus, qui lui ont valu d’ailleurs le sobriquet de ‘’l’homme du consensus’’, sont profondément ancrées dans l’esprit des militantes et militants de notre parti. Le vote auquel vous faites allusion n’est pas une négation du consensus. Car les militants et militantes l’ont unanimement souhaité.
D’une carrière bien remplie de militaire, vous retrouvez aujourd’hui leader d’un parti politique. Est-ce une surprise pour vous de vous retrouver sur le terrain politique, à la tête d’une formation politique ?
Je ne suis nullement surpris de me retrouver à la tête d’une formation politique. Militaire, les lois de la République m’interdisaient toute activité politique. Aujourd’hui, libéré, comme tout citoyen, je crois que j’ai le droit de m’investir dans la chose politique. Sachez, par ailleurs, qu’à des moments bien précis de l’histoire politique de notre pays, j’ai été amené à exercer des hautes fonctions politiques, notamment celles de préfet, de président de la Communauté Urbaine et de ministre. Cela, pour vous dire que j’ai une grande expérience politique pour gérer les hommes.
Monsieur le président, nous sommes dans une période pré-électorale. Est-ce que vous serez candidat de l’ANDP aux prochaines consultations, notamment à l’élection présidentielle ?
A l’ANDP Zaman Lahiya, l’investiture d’un candidat à la présidence de la République se décide au cours d’une assisse nationale, conformément à nos textes. Au moment opportun, vous serez édifiés.
Quelle est l’ossature de votre programme politique et quelles sont les chances de l’ANDP Zaman Lahiya de faire élire un Président de la République ?
Il serait fastidieux d’exposer ici et maintenant le programme politique de l’ANDP Zaman Lahiya. Je peux cependant vous assurer qu’une place de choix sera faite au monde rural ; à la promotion de la femme et de l’enfant ; à la jeunesse (problème de formation et d’emplois) ; à la santé ; au sport ; à la sécurité ; et à la justice. Concernant le deuxième volet de votre question, il appartient au peuple nigérien souverain d’opérer un choix judicieux au regard de la situation socio économique de notre pays.
Pensez vous que l’image du frère pourrait être pour vous un atout lors des élections à venir ?
Le président fondateur nous a légué un parti implanté sur l’ensemble du territoire national. Il nous appartient de consolider cet acquis. Il est évident que l’image de feu Adamou Moumouni Djermakoye est inséparable de l’ANDP Zaman Lahiya, et cela constituera un atout considérable pour la mobilisation de nos sympathisants, surtout que les Nigériens retiennent de lui le souvenir d’un homme de consensus.
Quel message avez-vous à l’endroit des militants et sympathisants de l’ANDP en particulier, et des Nigériens en général ?
En tant que président, j’appelle l’ensemble des militants de notre parti à la cohésion, la paix et la solidarité, car je suis convaincu qu’en demeurant toujours unis, nous irons de victoire en victoire. Aux sympathisants du parti et à l’ensemble des Nigériens en général, je lance un appel solennel pour qu’ils adhèrent massivement à notre grand parti en vue d’apporter leur contribution à son rayonnement et lui assurer un succès éclatant aux prochaines consultations électorales. Car l’ANDP Zaman Lahya, c’est le parti de la paix, et la paix, c’est la clef du bonheur des hommes.
Monsieur le président, il y a quelques jours, le code électoral a été adopté par le CSRD, mais certaines de ses dispositions inquiètent certains acteurs de la scène politique nigérienne. Quelle est votre appréciation sur cette question ?
Notre parti est membre de la CFDR. Par conséquent, toutes les positons prises par celle–ci, relativement au code électoral, nous engagent.
Quel regard portez-vous sur la gestion de la transition en cours dans notre pays, M. le président?
Comme tous les Nigériens, nous constatons que la transition se déroule normalement, conformément aux engagements pris par le CSRD et son président, le Général de Corps d’Armée Djibo Salou. Nous ne pouvons que les encourager dans cette voie et leur apporter notre soutien dans ce noble combat pour la restauration de la démocratie.
Réalisée par Zabeirou Moussa
02 juillet 2010
Publié le 02 juillet 2010
Source : Sahel Dimanche
































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