JEUNESSE INFO : Monsieur le directeur général, après votre récente nomination, peut-on savoir la vocation que vous éprouver aujourd’hui ?
DG : Il faut dire que de nature ma vocation est de défendre les intérêts et d’aider toujours les personnes en difficulté. C’est d’ailleurs fort de cette ambition que j’avais embrassé la carrière militaire dès l’âge de 8 à 13 ans. Dès ce plus jeune âge donc, j’ai fréquenté l’école militaire de Ouagadougou, devenue prytanée militaire. Après mon baccalauréat ? J’ai choisi le domaine de la santé. J’ai fait donc la médecine générale dans l’armée à l’école de services de santé de Lyon en France où j’ai obtenu mon doctorat en médecine en 1983. Après cette formation j’étais rentré au pays. Il faut souligner qu’à l’époque j’étais le premier médecin militaire dans l’Armée Nigérienne au service de toutes les personnes malades. Après un bref séjour effectué à Tondibiah en 1983 j’étais retourné en France, mais, cette foisci, à Marseille à l’institut de médecine tropicale des services des armées. Après un an, je suis revenu au Niger où, j’ai été affecté à Dirkou de 1984 à 1988, soit environ 4 ans. Là- bas aussi, j’étais le seul médecin de la région à l’époque. Ainsi, en collaboration avec le ministère de la santé publique j’étais, chargé de superviser la formation sanitaire dans toute la région au milieu des infirmiers majors. En 1988, j’ai été nommé médecin chef à Zinder et un an plus tard j’ai bénéficié d’une bourse de spécialisation en biologie à Bordeaux toujours en France. Après 4 ans de formation universitaire, je suis sorti médecin biologiste, comme responsable biologiste au laboratoire du ministère de la défense du Niger et sous-directeur chargé de la formation sanitaire. Parallèlement, j’occupais des fonctions au laboratoire de biologie à l’école nationale de la santé, au ministère de la santé publique. Donc, j’étais à cheval entre les deux ministères. Je fus ensuite nommé adjoint au directeur au service de santé des armées puis directeur central du même service en 1999 tout en continuant à occuper mes fonctions au niveau de laboratoire de biologie en tant que responsable du département. Après cela, j’étais obligé d’arrêter mes fonctions au niveau de l’hôpital national de Niamey et, décidé d’aller faire mon agrégation à Bordeaux. Là-bas, j’étais resté enseignant-chercheur dans la même université. Et en 2006 je suis rentré au Niger. Je fus nommé responsable de laboratoire aussi bien de biochimie et de biologie. C’est alors qu’on m’a envoyé en mission militaire de maintien de la paix au Congo. De retour en 2007 j’ai été détaché à l’hôpital national de Niamey comme chef de service de laboratoire de biochimie jusqu’au 22 Avril 2010, date à laquelle le chef de l’Etat, le Président du CSRD, Djibo Salou m’a nommé directeur général de cette institution.
JEUNESSE INFO : Effectivement comment cette nomination était intervenue et quel bilan pouvez-vous nous faire de votre arrivée à ce poste à aujourd’hui ?
DG : S’agissant de ma nomination il faut dire que c’est à l’issue de la visite effectuée par le chef de l’Etat au niveau de cet hôpital en Avril dernier. Je ne reviendrais pas sur le spectacle désolant de la situation du centre aussi bien au niveau du personnel, que chez les patients car les images ont été montrées à la télévision nationale. C’était donc en Avril dernier où une canicule sévissait sur tout le pays, et cette période de grande chaleur jamais enregistrée de mémoire d’homme dans notre pays a plongé le personnel et surtout les patients de l’hôpital national de Niamey, dans un calvaire indescriptible surtout au niveau des malades on enregistrait des morts en nombre important, faute de climatisation suffisante dans les locaux. Devant ce spectacle désolant causé par cette situation, et fortement ému, le chef de l’Etat, à l’issue de sa visite, a animé un point de presse séance tenante et a décidé de changer les autorités du centre de l’époque pour les remplacer par de nouvelles. Par cet acte, il a aussi pris le ferme engagement d’aider le personnel et les patients de l’hôpital pour qu’ils soient dans les meilleures conditions possibles et que notre seul hôpital de référence retrouve ses lettres de noblesse. Et dès le lendemain après ma nomination le chef de l’Etat a aussi envoyé 47 climatiseurs et 50 split soient 97 appareils pour essuyer les souffrances des patients. Et dès le lendemain aussi, cet équipement a été installé et le soulagement était total chez le personnel et les patients. Ainsi tous les blocs ou presque sont équipés à savoir au niveau de la pédiatrie, la chirurgie et les urgences médicales ainsi que dans tous les blocs opératoires à l’exception de ceux de la médecine, de la psychiatrie et de pavillon du centre antituberculeux. Et, là aussi, c’est dû à un problème technique qui est d’ailleurs entrain d’être résolu parce qu’il fallait un gros câble qui pourrait alimenter tous les lieux. Le câble est en cours et incessamment nous ferons le maximum nécessaire pour mettre aussi bien les agents que les malades de ces lieux dans des conditions meilleures à leur épanouissement. Aussi cet effort fourni par le chef de l’Etat pour soulager les souffrances du personnel soignant et les patients a été immédiatement suivi par d’autres bonnes volontés qui se sont manifestées. Nous avons comme exemple le geste de l’administrateur délégué de la communauté urbaine de Niamey qui, a offert un lot important de matériel pour la morgue, celui de l’agence national pour le pèlerinage composé de nattes, des savons. On peut aussi dans ce cadre citer l’association des femmes douanières du Niger qui a fait aussi un don composé des pagnes et savons aux femmes fistuleuses de l’hôpital et le geste de la ministre du développement social de la femme et de la promotion de l’enfant à l’endroit toujours de ces femmes fistuleuses. C’était à l’occasion de la fête de la femme nigérienne le 13 mai dernier. Parmi ces généreux donateurs nous pouvons aussi citer d’autres établissements comme Namardé international avec leur don en vivres accompagné d’une enveloppe d’argent ; Rharous qui a offert un chèque d’une valeur de 500 000 FCFA et de l’eau potable , Laban Niger, une autre bonne volonté qui a doté l’hôpital de 4 split et 40 frigos et le directeur de CNUT qui a offert aussi une dizaine de climatiseurs.
JEUNESSE INFO : Quel serait alors Monsieur le directeur votre message à l’endroit de toutes ces bonnes volontés et à la population nigérienne ?
D.G : Je dois d’abord dire que tous le personnel et les patients de l’hôpital se félicitent d’abord de cet élan de solidarité manifeste du chef de l’Etat et de celui de toutes ces bonnes volontés qui ont par leur geste diminué pour ne pas dire atténué les souffrances des malades en premier lieu et de l’ensemble du personnel de l’hôpital de Niamey. Et, je leur rassure que tous les dons qu’ils viennent d’octroyer en espèce et en nature iront droits aux bénéficiaires et nous veillerons nuit et jour pour que cela soit toujours ainsi. Je lance par cette occasion un appel à l’endroit des mes frères et soeurs nigériens, toutes les bonnes volontés pour qu’elles continuent à se manifester pour assister ce centre, car l’hôpital national de Niamey appartient à tout le monde. Chacun de nous à un proche parent là-bas. Il faut enfin dire que cet élan de solidarité du chef d’Etat envers les personnes en difficultés témoigne si besoin est que nos plus hautes autorités accordent du prix au bien-être de nos populations en général et aux personnes victimes des maladies en particulier. En tout cas ces visites du chef de l’Etat, dans plusieurs centres sanitaires témoignent de cet intérêt, celui d’amélioration les conditions de vie de nos populations. Que cet exemple puisse faire école.
Réalisée par Marcus Issaka
23 juin 2010
Publié le 21 juin 2010
Source : Jeunesse Info

































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