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Les Technologies de l’Information et de la Communication au Niger PDF Imprimer Envoyer
Idées & Opinions
Vendredi 05 Mars 2010 14:43
Les Technologies de l’Information et de la Communication  constituent un secteur transversal, qui en général est porteur de valeur ajoutées à l’économie, générant en l’occurrence une économie prospère et compétitive ainsi que le bien-être.
Mais notre pays, le Niger, traîne toujours les pieds dans ce secteur !!!

la privatisation ou du moins  la ‘’re-privatisation’’ de la SONITEL a  du plomb dans l’aile. Opération d’envergure devant permettre à l’opérateur  jusqu’ici en situation  difficile de s’imposer dans un marché où la compétition lui a emboîté le pas.

C‘est pourquoi  l’un des challenges  du nouveau gouvernement reste la re- privatisation  de l’opérateur historique qui depuis fort longtemps  fait l’objet d’une dégradation de ses infrastructures.

Cette vétusté est due à la négligence des teneurs antérieurs et à l’utilisation certaine des fonds générés par l’entreprise à d’autres fins.

Partout, les opérateurs historiques font la fierté de toute une nation et se trouvent en tête de course  ou en challenger sur le marché local, ceci s’explique par leur maturité et  l’héritage des infrastructures dont ils bénéficient,  la SONATEL du Sénégal est un bel exemple……

La SONITEL, aujourd’hui  pour pouvoir tirer son épingle du jeu, doit trouver un nouveau acquéreur, dans ce cadre deux situations s’imposent :

-         Soit trouver un acquéreur à l’Etat actuel des choses,
-         Soit que l’Etat investisse dans la compagnie et la faire monter en   valeurs  et en compétences pour trouver un  partenaire fiable.

Cette démarche nécessite un investissement humain inlassable. Pour entreprendre la cession des actions, n’est il pas possible de penser à  un appel d’offres international  de cessions d’actions par l’Etat ?

Cependant  Il faut tenir de plusieurs autres indices dont  les enjeux business qui ne  sont pas majeurs si l’on sait qu’il ya déjà trois ténors des télécommunications internationaux  qui se partagent  déjà les parts de marché (Zain, Moov,Orange) et sahelcom qui se contente de la stratégie de suiveur..bref.

Les indices qui intéressent les investisseurs et soumis au microscope par les investisseurs étrangers sont généralement :

-         Taille du Marché (Nombre d’abonnés)
-         Taux de pénétration Mobile
-         ARPU Moyen du marché

En plus, sont pris en compte les avantages fiscaux, l’interconnexion qu’il faut rendre flexible pour faciliter l’accessibilité du marché Nigérien, le PIB/hab.….. Autant de critères qui peuvent peser sur la balance.


En matière de réalisation de service universel, L’Agence de Régulation Multisectorielle doit mettre l’accent sur le développement des  MVNO ou opérateurs virtuels  pour offrir aux  utilisateurs un choix supplémentaire d'offres tarifaires qui peuvent s’adapter  au besoin de chacun.

D’ailleurs sur ce point, n’est il pas important de mettre sur pied une instance spécialisée pour les télécommunication et postes pour pouvoir bien appréhender la problématique d’une bonne gouvernance et de régulation du secteur qui engorge déjà quatre opérateurs ?

-         La fourniture de l’internet doit aussi faire l’objet d’une explosion cependant  si notre position géographique de pays enclavé ne nous offre pas l’opportunité de disposer de notre propre  backbone,il faut passer soit par le Benin ,le Nigeria…… pour pouvoir en bénéficier de la connectivité inter-continentale de la fibre optique…n’est il pas possible de trouver une solution alternative/complémentaire même si les business modèles déjà appliqués risqueront d’être impactés ??? L’essentiel que l’utilisateur final puisse en profiter.


Mieux vaut tard que jamais, il est tant d’y remédier sur les retards d’investissements pour qu’enfin notre pays puisse être un modèle en matière de TIC et être en marge de la fracture numérique.

Adamou Moussa Saley  Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
Ingénieur Télécom
Télécom Paristech

Commentaires (1)

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Le retard accumule par l'opérateur publique national n'est autre que la cause des irresponsabilités des dirigeants qui étaient à la tête les instances dirigeantes ayant en rapport à ce service au Niger. Sur ce plan il est toujours d'avoir un changement il suffit de mettre les bonne personnes à la tête de cette institution. Sans oublier que depuis 2006 un réseau dorsal optique était installé sur tout le territoire du pays qui constitue son principale avantage si l'ouverture au marches d'internet filaire arrivent à installer.
boul , mars 07, 2010

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