| Coup d’état du 18 Février 2010 : Appel à la vigilance et à l’action. |
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| Idées & Opinions |
| Jeudi 25 Février 2010 07:22 |
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Beaucoup de nos compatriotes ont applaudi le coup d’état parce qu’ils en avaient assez de la tyrannie de Tandja qui refusait de céder le pouvoir mais aussi qui poussait le Niger dans une situation d’isolement total vis-à-vis de ses partenaires internationaux. La spontanéité de cette réaction a emmené un reporteur de la Radio France Internationale qui couvrait les événements de qualifier les coups d’état militaire « de sport favoris des Nigériens ». Mais Nous suggérons à nos frères et sœurs de rester sereins et vigilants. Certes, tout celui qui est soucieux du développement du Niger souhaiterait le départ de Tandja et par voie de conséquence la fin de l’état de non droit, des arrestations arbitraires, de la chasse aux opposants politiques, du népotisme, de la gabegie financière et de la détérioration de nos relations avec les Etats amis et voisins du Niger. Néanmoins, chers compatriotes, nous devons garder à l’esprit la sauvegarde des principes démocratiques. Un coup d’état qu’il soit civil (la 6ème République) ou militaire, ce n’est qu’un coup d’état avec les conséquences comme la suppression de droit d’opinion et d’association, l’instauration du totalitarisme et autres atteintes aux libertés humaines. Comme disait l’historien Burkinabé, Joseph Ki-Zerbo citant Es-Saadi dans l’Histoire de l’Afrique Noire: « souviens-toi ! Le souvenir est plein d’enseignements utiles ; dans ses replis, il ya de quoi désaltérer l’élite de ceux qui viennent boire ». En effet l’histoire politique du Niger des deux dernières décennies est très édifiante sur les conséquences des coups d’état militaires. En quatorze ans, notamment de 1996 à 2010, le Niger a connu plus de coups d’état militaire (3) que de sècheresse. N’avons-nous pas coutume de dire que les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets ? Si nous nous souvenons bien, tous ces trois coups d’état étaient intervenus à la suite de blocage des institutions étatiques. Sans exception toutes ces crises institutionnelles se sont terminées par l’intervention de l’armée. Pure coïncidence ou un scenario savamment orchestré et entretenu pour le maintien du Niger dans ce cercle vicieux de crise politique suivie de coup d’Etat? On se souvient du 27 Janvier 1996, le Colonel Ibrahim Baré Mainassara à la tête du Conseil de Salut National (CSN) a renversé le premier gouvernement nigérien issu d’élection démocratique multi-partisane avec Mahamane Ousmane comme président. Le CSN justifiait son intervention comme une volonté de vouloir mettre fin au blocage du fonctionnement de la République causée par le bras de fer entre le Président de la République et son Premier ministre Hama Amadou soutenu par l’opposition. Les putschistes déniaient toute velléité de rester au pouvoir et avaient promis de remettre la gestion de l’Etat au civils après avoir finit de faire le ménage. La population Nigérienne avait majoritairement applaudi l’armée pour le coup. La suite est connue de tous, le CSN s’était mué en Comité de Soutien à la Candidature de Ibrahim Mainassara Baré (COSIMBA) et avait présenté et soutenu leur chef à la mascarade électorale de Juillet 1996. L’opposition de l’époque qui à quelques différence près était animée par les mêmes leaders politiques d’avant les évènements du 18 Février 2010, avait résisté contre le nouveau régime et réussi à rallier la solidarité internationale à leur cause. Ce qui par la suite provoqua de nouveau la paralysie de l’Etat à l’intérieur et son isolement sur la scène internationale. Le 9 Avril 1999, les mêmes putschistes qui ont porté et par la suite maintenu Baré au pouvoir ont crée une révolution de palais en assassinant froidement ce dernier. Le Commandant Daouda Malam Wanké, à l’époque chef de la garde présidentielle, devenait le nouvel homme fort du Niger. Les insurgés organisés au sein du Conseil de Réconciliation Nationale (CRN) dont le porte-parole en la personne du Capitaine Dibrilla Hima Hamidou dit Pelé promettait le retour à une vie constitutionnelle normale et le retrait de l’armée de l’arène politique. Cette promesse fut tenue au prix de la constitution la 5ème République taillée sur mesure. Celle-ci dans son article 141 garantissait une amnistie aux auteurs des coups d’état du 27 Janvier 1996 et du 9 Avril 1999. De facto les putschistes recevaient l’assurance de ne pas être poursuivi pour l’assassinat du Général Baré mais aussi de la non investigation du pillage systématique des caisses de l’Etat au cours des 9 mois de règne du CRN durant lesquels aucun fonctionnaire nigérien n’eut touché un copeck comme salaire. L’article 136 de la même constitution stipulait que l’article 141 n’est susceptible d’aucune révision. Apres les élections présidentielles d’Octobre de la même année qui ont porté Tandja Mamadou à la présidence du Niger, les officiers du CRN retournèrent dans les casernes chacun à la tête d’une des compagnies militaires les plus puissantes du Pays. Enfin, le 18 Février 2010, l’armée refait irruption comme à l’accoutumée pour mettre fin à la tension politique crée par le refus de Tandja Mamadou de quitter le pouvoir. Cette fois ci c’est le Chef d’escadron Salou Djibo qui dirige la junte organisée en Conseil Suprême pour la Restauration de la Démocratie (CSRD). Si le chef du CSRD paraissait peu connu du public il n’en ait pas de même de ses compagnons d’armes qui étaient non seulement associés aux coups de forces de 1996 et 1999 mais aussi étaient des homes de mains du Président Tandja. Le Colonel Goukouye aujourd’hui numéro 3 et porte-parole du CSRD était le chef du “bureau de renseignement militaire” de Tandja. C’est aussi lui qui en Juin dernier, suite à l’appel à la désobéissance aux ordres illégaux lancé par Mahamadou Issoufou aux forces de défenses et de sécurité, rétorquait « que l’armée resterait neutre » dans le débat politique. Quant au Colonel Djibrilla Hima Hamidou, numéro 2 de la junte il n’est pas méconnu du public. Il était comme nous l’avons souligné plutôt le porte-parole des auteurs du coup d’état de 1999 et le commandant de la zone de défense n°1 qui englobe toutes les casernes des environs de la capitale du Niger. En outre dans une déclaration récente qu’il a faite sur RFI à Bamako le 20 Février 2010 il disait : « …Comme je vous l’ai dis plutôt, en 1999 nous avons eu une situation analogue et nous avons rendu, nous personnellement avons été acteur de ce qui s’est passé en 1999... Nous sommes les mêmes. » Et pour conclure il affirmait « que le président Tandja n’a pas fait que de mauvaises choses, il ne sera pas jugé ». Cette déclaration du colonel Pelé nous amène à nous demander sans justice qu’elle genre de démocratie la junte veut restaurer au Niger? Comme vous le constatez, ces militaires non plus ne sont pas de bons samaritains comme ils veulent le prétendre. En effet, selon un article de Christophe Boisbouvier intitulé “Tandja face à l’armée” dans Jeune Afrique du 30 Novembre 2009, ces officiers auraient récemment accepté de grosses sommes d’argent (40 à 50 millions chacun, sic) et de somptueuses villas de la part du président déchu afin de le soutenir dans son Tazarché. Dès lors, le refus de juger Tandja pour ses crimes peut être perçu comme une volonté manifeste d’éviter la révélation de dossiers compromettants pour le CSRD. Ainsi, le mot démocratie n’est utilisé par certains politiciens et leurs acolytes dans l’armée que juste pour amadouer le peuple Nigérien afin d’accéder au pouvoir et par la suite piller les caisses de l’Etat. C’est pour cela que nous demandons au vaillant peuple Nigérien de rester aux aguets et d’observer de très près les actions menées par la junte au pouvoir. Nous devrons œuvrer pour que cette fois ci une vraie démocratie soit instaurée au Niger et cela sans aucune condition d’impunité inscrite dans la constitution. Nous devrons aussi lutter pour qu’un Etat de droit et de justice émerge dans notre cher pays meurtri par ce syndicat du crime organisé animé par les mêmes individus. Nous présentons nos condoléances les plus émues aux familles des martyrs des événements du 18 Février 2010 et nous demandons justice pour elles et pour toutes les victimes de la dérive autoritaire de Tandja et de ses complices. Chers frères et sœurs l’heure est à l’action ! Agissons pour la justice, la liberté et la démocratie au Niger ! Fait aux USA, le 24 Février 2010 Zakari Saley Bana Geographer, GIS Developer and Analyst Norman, Oklahoma (USA) Email: Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. Commentaires (1)...
Csouhaitons que ce choix est ideal pour le niger .nous immigres nigeriens en europe ,nous souhaitons progets positifs pour la bonne marche du niger .Avec tous ce que nous avons comme ressources NATURELLES il est temps que moi cher grand pays LE NIGER change sur aspect economique .NIGER doit etre un pays le riche de la sous regione .avec uramium ,le fer ,or .le petrol ect.... VOS HOMMES POLIQUE IL FAUT SEULEMENT DE LA VOLONTE ET LA DETERMINATION .DIEU benisse ma chere patrie LE NIGER .LA CHOSE fait mal les meme occidentaux ,nous volent avant et apres l, indepdence .la matiere crise nous l,avons. EXCUSSE DE MON FRANçais
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