Préambule: Ces idées et opinions ne sont pas exhaustives du fait qu’elles n’ont pas été en profondeur du point de vue analyse contributive.
J’ose espérer que d’autres nigériens pourront me compléter afin d’attirer l’attention des partis politiques à se respecter afin de TRAVAILLER finalement pour le NIGER sous la base de véritable programme politique qui permettra de commencer à résoudre un certain nombre de problèmes de développement récurrents tels que l’alimentation minimum, les soins de qualité, l’école de qualité, l’eau potable, les routes etc. pour tous les citoyens nigériens et les générations à venir.Au Niger, une fois de plus la marche vers la véritable souveraineté et le développement aux lendemains du 50è anniversaire de notre indépendance « octroyée » est encore truffée d’embûches. En 5 décennies d’indépendance, le Niger semble toujours se crisper. La fameuse voie du développement tant prônée depuis les premiers balbutiements de l’indépendance (1946-1958) en passant par les arcanes de la conférence nationale en 1991 jusqu’à la transition du CSRD, n’est toujours pas trouvée. En cinquante ans d’indépendance « octroyée », le Niger a connu 8 régimes politiques dont 3 civils (Diori, Mahamane Ousmane et Tandja), 4 militaires (Kountché, Ali Seybou, Wanké et Salou) et un civilo-militaire (Baré).
Ces régimes politiques ont joué, chacun en ce qui le concerne, un rôle dans la marche du pays. Leur contribution au développement du Niger peut être appréciée aux cribles des réalisations dans les secteurs prioritaires de la vie socio économique.
Au Niger, comme partout en Afrique subsaharienne, les régimes civils issus tant des indépendances « octroyées » que des conférences nationales dites ‘souveraines’ sont caractérisés par la gabegie, la corruption, l’exclusion, le népotisme (Diori et Mahamane Ousmane), le culte de la personnalité, le bâillonnement des libertés fondamentales (Diori et Tandja avec son Tazartché) pour ne citer que ces maux. Ainsi, l’on remarquera qu’aucun de ces pouvoirs politiques n’avaient pas de vision réelle pour le développement du Niger. Certes, Diori a initié et mis en place les premières unités industrielles du pays mais la gestion calamiteuse et la patrimonialisation des biens de l’Etat ont terni l’image d’un décollage économique réel sur les cendres de l’administration coloniale. Mahamane Ousmane a fait un passage à vide (pas de grandes réalisations concrètes) ; cet état de fait est du à l’esprit de partage que les nouveaux démocrates (AFC) issus de la conférence nationale ont été les chantres. C’était la fameuse période du « wassosso » et autres slogans du changement ou « tchanji dolé » sans contenu. La gestion collégiale (trio CDS, PNDS et ANDP) du pouvoir a montré ses limites et a fini par une cohabitation contre nature (PNDS-MNSD) qui aboutira par la suite à la 2è irruption de l’armée dans l’arène politique. Au même moment, tous les secteurs de développement étaient au rouge ; en effet, aucun investissement réel n’a été réalisé en vue de l’amélioration des conditions de vie des populations. L’objectif principal de l’AFC était de profiter des prébendes dans un esprit éhonté de partage à tous les niveaux.
Quant au régime de Tandja ‘l’imposteur’, il était bien parti parce qu’il a bénéficié des fonds PPTE et de l’accalmie sur le plan socio politique (syndicats et opposition n’ont pas beaucoup gênés le processus). La stabilité politique semblait être retrouvée ; des initiatives louables malheureusement politisées sont prises telles que le relèvement à la hausse du prix de l’uranium, les fêtes tournantes du 18 décembre, le programme spécial, la gratuité des soins pour les enfants de 0 à 5 ans, le démarrage des chantiers de construction du 2è pont de Niamey, la pose des premières pierres du fameux barrage de kandadji, du port sec etc. Hélas, tous ces efforts sont faits uniquement pour ‘berner’ le peuple dans le seul but de conserver le pouvoir et de refuser l’alternance démocratique après 2 mandats consécutifs. En gros, Tandja ne s’était pas réveillé pour travailler pour le Niger et son peuple mais c’est pour faire de l’escroquerie politique dans l’unique objectif de remettre en cause les acquis démocratiques et rempiler à vie.
Le passage de Baré à la tête de l’Etat s’était caractérisé par l’immixtion de la famille et des amis dans la gestion du pouvoir d’Etat. La fonction de Président a été dévalorisée ; l’opposition politique étant plus forte, le Général Baré était souvent obligé de brandir des menaces à ses adversaires. Le Niger était dans une situation hybride de ni démocratie ni dictature. La communauté internationale ne lui a pas pardonné son holdup électoral et ses amitiés avec Fidel Castro et Kadhafi. L’issue de ce régime était fatale pour son principal animateur. Dans ce contexte, on ne peut pas parler de travail.
Quant aux régimes militaires (Kountché et salou) à l’exception de la décrispation d’Ali Seybou et de la calamiteuse transition (CRN) de Wanké, ils étaient caractérisés par un volontarisme exemplaire. Si Kountché est considéré comme un homme dur, un dictateur, il n’en demeure pas moins que le régime du CMS a marqué le Niger sur le plan de la recherche des voies du développement socio-économique. Les performances de l’administration publique, les investissements dans le domaine des infrastructures, l’agriculture, les télécommunications etc. étaient énormes grâce au boom de l’uranium et surtout de la volonté de réussir une gestion parcimonieuse des biens de l’Etat. Kountché avait une vision pour le pays, et, il était très proche des populations laborieuses du Niger profond (tournées en profondeur à l’intérieur du pays). Certes les libertés fondamentales n’étaient pas toutes garanties mais quand même le Niger était bien cité dans la sous région comme ‘un pays émergent’. La paix sociale était préservée ; tous les secteurs prioritaires étaient au vert. Des mots comme corruption, détournement de deniers publics, trafic d’influence, népotisme, etc. étaient bannis. Le nigérien en ce temps, était fier et digne. Seul la compétence, le travail et les résultats intéressaient les gens. Chaque nigérien voulait apporter sa pierre à l’édifice Niger. De nos jours encore, il y a des nigériens qui sont nostalgiques de cette époque de travail salvateur ; du bon comportement éthique et digne du citoyen nigérien qui mettait l’intérêt de tous les nigériens au dessus de son propre intérêt individuel à lui.
Cette brève analyse non exhaustive pour démontrer que de la réussite des performances d’une équipe dirigeante dépend de la qualité intrinsèque de tout membre de l’équipe à se surpasser et rendre service au groupe.
L’actuelle classe politique qui s’agite aujourd’hui a-t-elle réellement tirée les leçons du passé lointain et récent ? J’en doute fort ! Avant-hier, les mêmes acteurs combattaient le régime de Baré pour ses dérives anti-démocratiques; rien qu’hier encore, ils luttaient contre l’imposture de Tandja appelée Tazartché.
Mais, au fond qu’est-ce qui caractérisent ces acteurs politiques post conférence nationale? A mon avis c’est l’appétit du pouvoir pour le pouvoir.
Depuis la fin de la transition démocratique post conférence nationale de 1993, tous les pouvoirs politiques démocratiquement élus n’avaient pas de ‘programmes politiques’ de développement dignes de ce nom. Ils ne se sont tous contentés que de présenter un document d’ordre général pompeusement appelés « programmes » lors de leurs discours de campagne politique. Mais, le contenu de ces soi disant « programmes » est généralement vide ; cet état de fait est du au fait que la vision, les objectifs, les indicateurs de résultats et de pérennité ne sont jamais clairs. Pire, une fois au pouvoir, ces fameux programmes sont mis au fond des tiroirs et font place à une sorte de ‘navigation à vue’ ou ‘laisse-guidon’ en somme un manque notoire d’organisation et de prise de décision sérieux. A la place d’un programme politique digne d’un parti politique sérieux, on assiste à du touche-à-tout ou « kamé-kamé » en langue hausa.
Le comble c’est le caractère similaire de ces soi disant programmes politiques ; en effet, ces documents galvaudés se ressemblent à quelques différences près.
La pratique gouvernementale nous a fait voir du tout ; des cahiers de charges, feuilles de route et autres lettres de missions etc. Toute chose qui, souvent, n’a rien à voir avec ledit « programme politique ».
Malheureusement, c’est en cela qu’il y a escroquerie politique ; comment comprendre que des organisations politiques se disant « agir dans l’intérêt du peuple » se complaignent dans du surplace dans le seul dessein de tromper, de détourner et de se faire de l’argent sur le dos de ce même peuple qui lui a donné toute sa confiance à travers des élections libres et transparentes.
Cette analyse « terre à terre » montre que l’escroquerie et la mafia rampante sont entrain d’être érigées en système de gouvernance au Niger. Par exemple, la gestion des crises alimentaires récurrentes montre la méprise, l’irresponsabilité des dirigeants nigériens depuis une vingtaine d’année vis-à-vis du peuple. Ainsi, contrairement à l’argument fallacieux de « mauvaise pluviométrie », il faut plutôt s’interroger sur la pauvreté à outrance de la majorité. De plus en plus le Niger accroissait l’exploitation des ressources minières (uranium, or, pétrole, etc.) mais ces richesses ne profitent qu’à un clan « mafieux » directement lié à la classe dirigeante du pays, qui, a des ramifications et tentacules à l’extérieur. Le cas le plus flagrant fut cette gestion catastrophique, patrimoniale et anti patriotique des permis miniers vers la fin du mandat de Tandja.
Comme le dit un adage très populaire en Afrique, « bien mal acquis ne profite jamais » ; en effet, les dirigeants politiques nigériens qui se réclament tous de la religion musulmane oublient que la fourberie et la tromperie sont passibles de la colère de Dieu à ses auteurs. Depuis l’instauration du système démocratique au Niger, le serment coranique protège l’innocent peuple que ces acteurs politiques pensent gruger. Parmi eux, qui profite réellement des deniers publics « malicieusement » détournés ? Aucun ! Leurs esprits ne sont jamais tranquilles.
La plus grande richesse pour un dirigeant politique c’est de laisser des empreintes de son passage à la tête de l’Etat au nom de l’histoire ; de respecter le contrat signé avec le peuple en réalisant des activités de développement conformément à un vrai programme politique avec une vision sur une période bien déterminé afin d’atteindre des résultats concrets concourant à l’amélioration du vécu quotidien des populations. Non au type de programme dit ‘spécial’.
Nul n’est indispensable ! Pour cela, la classe politique et surtout les prétendants à la magistrature suprême se devraient obligatoirement être PORTEURS d’un programme politique de développement et garantir son respect quant à son exécution.
Enfin, au Niger, nous avons besoin de solutions, sans langue de bois, pour nourrir, loger décemment, soigner les nigériens et doter le pays de routes, d’infrastructures d’approvisionnement durables en eau potable et d’électricité (1).
Mamane Adamou
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1 : Réf. A l’article « quelle alternative pour le Niger » de Abdouramane Boureima.
































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