Cette journée est instituée pour marquer l’importance de l’alphabétisation comme levier pour le changement et moyen de favoriser le progrès social. En prélude à la célébration de la journée, préconisée en 1965 à Téhéran par la conférence des ministres de l’éducation des pays membres de l'UNESCO, le ministre de la Formation Professionnelle et de l’Alphabétisation, M. Tidjani Harouna Dembo, a souligné l’importance particulière qu’accordent le Conseil Suprême pour la Restauration de la Démocratie (CRSD) et le gouvernement de la transition à la formation et à l'alphabétisation des jeunes, des adultes, hommes et femmes au Niger. La cérémonie de commémoration de cette journée a lieu cette année dans la région de Dosso. Elle est une occasion pour marquer l'importance que revêt ce combat universel contre l'analphabétisme et l'ignorance qui sont les véritables freins au développement mais aussi, elle donne l'opportunité de mobiliser les décideurs politiques, les partenaires de l'éducation, la société civile et les communautés afin que l'alphabétisation et l'éducation non formelle soient considérées comme des priorités dans le processus de développement économique et social des nations a indiqué le ministre. Au Niger, où 71,3% de la population est analphabète selon le dernier recensement, l’alphabétisation constitue une priorité de l’Etat qui figure en bonne place dans le plan de développement décennal de l’Education. L’alphabétisation est un véritable catalyseur de développement sans lequel, a indiqué M. Tidjani Harouna, aucun pays au monde ne peut-être à l'abri des fléaux sociaux tels que la pauvreté, la famine, le chômage, la propagation des maladies et qu’aucun développement économique et social ne peut être possible du fait de la très forte corrélation qui existe entre développement et alphabétisme. Les importants efforts déployés par notre pays ont permis l'amélioration quantitative et qualitative de l'alphabétisation mais la situation de l’analphabétisme doit « nous inciter à accorder davantage un intérêt particulier à l'alphabétisation et à l'éducation non formelle », a-t il ajouté. En effet pour la campagne d'alphabétisation 2009, 52 356 apprenants ont été effectivement inscrits dans les centres d'alphabétisation et 6.500 enfants ont été enrôlés dans l'éducation non formelle. Il a indiqué que, le volet alphabétisation du PDDE vise à contribuer à la réduction des disparités entre les zones géographiques et les genres, mais aussi et surtout à la mise en œuvre d'un programme d'alphabétisation fonctionnelle au profit des populations jeunes et adultes. Aux partenaires, le ministre a souligné qu’ils doivent privilégier dans leurs stratégies et actions, l'atteinte des objectifs de l'Éducation Pour Tous (EPT) consacrés par la conférence du millénaire pour le développement et indiqué que son département s'attelle à l'adoption de la politique de l'Alphabétisation et de l'Education Non Formelle. S’appesantissant sur le thème de l’édition 2010 Tidjani Harouna Dembo a évoqué la problématique de l'accès des filles et des femmes à l'éducation et souligné le rôle capital de l'Alphabétisation dans l'autonomisation des femmes. Pour le ministre, le combat doit être mené afin que la femme, actrice incontournable du développement social, puisse avoir aussi accès au savoir au même titre que l'homme.
Zabeirou Moussa
08 septembre 2010
Publié le 08 septembre 2010
Source : Le Sahel

































énigrer le...