L’analyse synoptique des évaluations au sein des systèmes d’éducation permet d’établir que l’évaluation de l’éducation est piégée par deux types de ses instruments à savoir : les outils non pertinents et les outils manquants.
Pour remédier à cette situation de fait, l’Association des Inventeurs du Niger a développé un nouveau système d’évaluation intitulé : « le système Gigo d’évaluation qualitative de l’éducation ».
I) Les outils non pertinents utilisés par l’évaluation de l’éducation
Ce sont entre autres : la formule de calcule du taux ; et les taux de scolarisation.
1) De la formule de calcule du taux en éducation
Cette formule est la suivante dans le cas du calcul du taux de réussite :
Nombre d’admis X 100
Taux de réussite = -------------------------------------
Effectif inscrit
Cette formule dans son application à la quantification de la réussite dans les classes dit par exemple que : (3) admis sur cinq (5) inscrits = 60 % ; 12 admis sur 20 inscrits c’est 60 % ; 30 admis dans une classe de 50 candidats c’est aussi 60 % de réussite, et que 1 admis sur 1, cela fait 100 %. Les questions suivantes viennent alors à l’esprit : est-ce que les enseignants qui ont encadré les trois premières classes ont produit réellement les mêmes résultats ? Est-ce que l’enseignant qui a encadré la quatrième classe a réellement produit meilleur résultat que les trois premiers ? Quels sont les moyens scientifiques à la disposition de l’évaluation de l’éducation pour répondre ?
Cette formule au vu des résultats quelle génère dit donc: qu’il est plus difficile de réussite l’encadrement d’un apprenant quelconque dans une classe sous- peuplée que dans une classe pléthorique : Ce qui est une contre vérité pédagogique. Aussi, faut-il signaler que la dite formule est truffée d’incohérences mathématiques. L’inadaptation de la formule classique de calcul du taux au contexte de l’éducation a fait fausser l’essentiel des études sectorielles dans le domaine.
2) Des taux de scolarisation
Il s’agit du taux brut et du taux net de scolarisation. De part l’entendement, ils sont destinés à quantifier le niveau de scolarisation dans un pays donné à un niveau donné, une année donnée; cependant, de part leurs formules, ils ne quantifient que la notion d’accès à l’école dans un pays donné à un niveau donné. Ces formules sont les suivantes :
Effectif scolaire d’un niveau d’enseignement x 100
TBS =-------------------------------------------------------------------------------------
Population à l’âge officiel d’être à l’école.
Effectif scolaire à l’âge officiel à un niveau d’enseignement x 100
TNS =---------------------------------------------------------------------------------------------------
Population à l’âge officiel d’être à l’école.
Loin d’être des indicateurs de scolarisation, le TBS et le TNS ne sont donc que des indicateurs d’accès à l’école car leurs formules font abstraction absolue des aspects qualitatifs qui concourent à scolarisation que sont : les moyens humains et matériels d’encadrements; ceci se traduit par l’inexistence de différence de côte entre 2 pays A et B qui ont le même ratio : population scolaire / population scolarisable, même s’ils mobilisent des moyens à des degrés différents au profit de leurs systèmes éducatifs, comme si scolariser signifie seulement envoyer ou recevoir les enfants à l’école.
II) Les outils manquants
Il s’agit entre autre des outils qui permettent de quantifier les moyens humains et matériels d’encadrement. L’insuffisance et la non pertinence des outils à la disposition de l’évaluation de l’éducation a été aussi constatée par Philp Coombs expert à un colloque de l’UNESCO sur la qualité de l’éducation qui disait ; je cite : « Il n’est pas quant même inutile de se demander sur quels indicateurs, un système d’éducation devrait se fonder pour faire son autocritique annuelle faute de la batterie l’indicateurs appropriés, les responsables du plan et des décisions en matière
d’éducation ne pourront guère compter que sur leur flair et leurs idées toutes faites. Une tache indispensable consiste à imaginer des instruments plus précis et suffisants qui permettront de quantifier tous les aspects quantitatifs et qualitatifs des systèmes éducatifs et de leurs éléments en les considérant aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur… » Les outils manquants ce sont aussi les moyens de produire la promotion sur mérite du personnel enseignant et ceux à même d’étendre l’obligation des résultats au delà des classes d’examen ; les outils qui permettent d’apprécier les enseignants non seulement sur la base de leurs résultats mais aussi sur la base de leurs conditions de travail sont aussi absents. L’inexistence d’outils qui permettent de quantifier scientifiquement les conditions de travail des enseignants et des enseignés rend toute quantification de la scolarisation non scientifique; est aussi non scientifique toute quantification de la performance des enseignants car utilisant une formule erronée et confondant le travail au rendement.
Le système Gigo d’évaluation qualitative de l’éducation
C’est un système composé d’une douzaine de nouveaux indicateurs de qualité et de quantité en éducation, quatre nouvelles formules de calcul du taux et d’un mécanisme de promotion sur mérite du personnel enseignant. Les nouveaux indicateurs sont calculables en toute confiance à la base comme au sommet ; les 4 formules nouvelles de calcul du taux permettent de corriger les insuffisances constatables sur le plan mathématique et pédagogique de la formule classique ; et le mécanisme de promotion sur les mérites du personnel enseignant permettra de professionnaliser le mériter et d’amplifier les rendements scolaires –les enseignants se verront en grouille permanente, sans contrainte pour faire évaluer la situation de leurs classes et évoluer ainsi sur l’échelle de carrière et de leur manière scientifique.
Conclusion
L’inadaptation de la formule classique de calcul du taux au contexte de l’éducation et l’inexistence d’outils qui permettent de quantifier les conditions de travail des enseignants et des enseignés rendent l’évaluation de l’éducation non scientifique. En effet, la formule classique produit des résultats erronés et sur le plan mathématique et sur le plan pédagogique ; et l’inexistence d’outils qui permettent de quantifier les conditions de travail des enseignants et des enseignés rend toute quantification de la scolarisation non scientifique; est aussi erronée toute quantification de la performance des enseignants car, utilisant une formule inadéquate et confondant le travail au rendement.
Le système ‘’Gigo’’ d’évaluation qualitative de l’éducation est né pour donner à l’évaluation de l’éducation le caractère scientifique digne d’elle. C’est là le lieu de réclamer la mobilisation des acteurs et partenaires de l’éducation autour du processus de publication et de popularisation de cette œuvre majeure sur l’éducation.
Sani Gigo, Inventeur, président de l’Association des Inventeurs du Niger (AIN –eurêka)
Commentaires (2)
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Cela dit, dans les pays sous developpes en general, nous avons de gros problemes pour produire des donnees et a fortiori pour generer des donnees qui tiennent la route. A mon avis vous avez brule une etape tres importante, celle de decouvrir comment dans notre contexte de sous developpes nous pouvons developper des donnees fiables et ensuite les formules savantes viennent apres. Je vous felicite pour votre travail et jéncourage les autres freres a s'interesser davantage a ce grave probleme qui en partie nous joue des tours dans le classement mondial en terme d'indice de developpement humain.
































énigrer le...