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Politique
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Mardi 09 Mars 2010 20:35 |
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En 2007, les autorités nigériennes avaient pris la décision d’expérimenter la journée de travail continue au sein de l’administration publique et privée. Prévue pour durer deux (2) ans, l’expérimentation a duré trois (3) longues années. Après les trois ans, les autorités devaient, en principe procéder à une évaluation, en mettant en place un comité technique qui se prononcera pour la poursuite ou non de la journée de travail continue.
Au lieu de cette évaluation qui est un véritable sondage, c’était un simple atelier qui a plus le caractère d’une séance de causerie entre collègues, qu’une instance d’évaluation qui a été organisé. Les résultats d’un tel atelier ne peuvent en aucun cas servir de base comme données scientifiques ou statistiques de référence pour la prise des décisions importantes, engageant la vie de toute la nation. D’ailleurs, après les trois ans d’expérience, les nigériens semblent unanimes sur le fait que la journée de travail continue est un cuisant échec. En effet, on a pas besoin d’être un inspecteur de travail ou un juge du tribunal de travail pour se rendre compte que ces trois ans d’hibernation n’étaient q’une récréation pour les travailleurs nigériens, particulièrement ceux du secteur public. La preuve, les trois ans de travail improductif n’ont eu pour seul mérite que de maintenir le Niger dans son rang de dernier en terme d’Indice de développement humain (IDH). C’est tenant compte de tous ces paramètres et de bien d’autres contre-performances que les anciennes autorités avaient pris la sage décision de mettre fin à la journée continue. Entre temps, le secteur de l’éducation qui était jusque-là épargné a été atteint avec l’instauration de la descente unique dans les lycées et collèges. Là aussi, c’est une réforme hâtive, initiée et mise en oeuvre sans une large concertation par l’ancien ministre des enseignements secondaire et supérieur, de la recherche et de la technologie, le professeur Sidikou Oumarou. Les syndicats du secteur éducatif, les fondateurs des établissements privés et beaucoup d’autres acteurs de l’éducation avaient manifesté leur mécontentement vis-à-vis de « l’initiative Sidikou ». Par contre de l’autre côté, certains travailleurs sont encore en train de décrier la réinstauration de la journée discontinue. La semaine dernière, pour mettre fin aux commentaires et à toutes les spéculations, le ministère de la fonction publique et du travail a rendu public un communiqué relatif à la journée discontinue. Emboîtant le pas au régime déchu, les nouvelles autorités ont dans leur communiqué rappelé que « conformément à la réglementation en vigueur, les horaires de travail applicables dans les administrations de l’Etat, des collectivités territoriales et des établissements publics administratifs sont fixées ainsi qu’il suit, du lundi au vendredi : matin, de 7H30 à 12H30 et après-midi, de 15H30 à 18H30 ». Même si le délai court du 1er mars au 30 septembre seulement, la position des autorités nigériennes est à présent très claire : la journée continue semble irréversible pour notre administration dont les résultats sont constamment au rabais. Point de débats, que tous les agents se mettent au travail pour remonter le Niger de sa place de dernier ; c’est une question d’honneur.
M.Douka
09 mars 2010 publié le 08 mars 2010 Source : http://www.lagriffe-niger.com/
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