Avec la chute du régime du Président Tandja et dans la perspective des nouvelles élections, on va certainement assister à une recomposition du paysage politique nigérien. La question que les observateurs se posent est celle de savoir ce que deviendra la Coordination des forces pour la démocratie et la République qui s’était farouchement opposée à la défunte 6ème République.
La première épreuve à laquelle la Coordination des forces pour la démocratique et la République va bientôt faire face est sans doute le retrait de ses rangs des centrales syndicales et des structures de la société civile opposées au régime de la 6ème République.
Maintenant que la raison de leur présence au sein de la CFDR n’existe plus, ces différentes organisations doivent retourner sur leur terrain et laisser les politiciens s’occuper de l’animation de la scène politique. La deuxième épreuve, sans doute la plus dure, à laquelle la CFDR fera face est la participation des partis politiques qui la composent aux prochaines élections, notamment les présidentielles. On sait qu’au moins trois leaders de cette CFDR sont des potentiels candidats aux élec- Que deviendra la CFDR ? tions législatives. Il s’agit de Mahamadou Issoufou, président du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS-TARAYYA) ; de Mahamane Ousmane, président de la Convention démocratique et sociale (CDS-RAHAMA) et de Hama Amadou, leader du Mouvement démocratique nigérien (MODENLUMANA).
Ces trois leaders peuvent-ils s’entendre autour d’une candidature unique aux prochaines élections présidentielles ? Cela relèverait du miracle ! En effet, si Mahamane Ousmane, qui a déjà occupé le fauteuil présidentiel de 1993 à 1999, avant d’être éjecté par un coup d’Etat militaire, peut être moins ambitieux, ce n’est pas le cas Hama Amadou et de Mahamadou Issoufou.
Chacun d’eux croyait déjà être le successeur naturel de Tandja Mamadou, avant que ce dernier ne les roule, l’un après l’autre, dans la farine. Avec la nouvelle donne, il faut s’attendre à une division, au moins en deux camps, de la CFDR. Ou bien, dès le premier tour des élections présidentielles deux de ses trois leaders s’entendent pour présenter un seul candidat ou alors deux arrivent au deuxième tour et le troisième choisit de soutenir l’un des candidats. L’un dans l’autre, certains acteurs politiques de l’actuelle CFDR risquent, après avoir contribué à la chute du régime de Tandja, de se retrouver dans l’opposition avec le même Tandja ou tout au moins ses partisans. C’était la situation qu’a vécue le PNDS-TARAYYA quand, après la transition militaire de 1999, il s’est retrouvé à l’opposition avec les partisans de feu Ibrahim Baré Maïnassara dont il avait farouchement combattu le régime.
Habibou Abdou
09 mars 2010
publié le 08 mars 2010
Source : http://www.lagriffe-niger.com/














































énigrer le...
Laissez les militaire faire leur travail d´assainissemt politique et economque.